Les Hauts-de-Seine en mouvement : entre pinceaux, poneys et récits qui résonnent
26 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Île-de-France · Hauts-de-Seine
Cette semaine, les Hauts-de-Seine se transforment en un terrain de jeu où l’art, la nature et les histoires prennent vie de manière inattendue. Entre les feuilles qui commencent à dorer et les salles qui s’animent, il y a de quoi composer un programme à la fois doux et stimulant, surtout quand on sait où poser son regard.
Quand les enfants deviennent artistes
À Meudon, deux ateliers créatifs offrent aux plus jeunes l’occasion de mettre les mains à la pâte — ou plutôt au burin et au pinceau. Le 21 octobre, l’atelier « Créer une linogravure » invite les 8-12 ans à graver leur propre motif avant de le faire danser sous les couleurs. Une heure et demie pour transformer une simple plaque de lino en une estampe unique, un processus qui mêle patience et imagination. Le lendemain, c’est devant un paysage que les 6-12 ans sont conviés à s’installer, inspirés par les œuvres d’Albert Lebourg. Ces ateliers, à seulement 6 €, sont une belle façon de glisser un peu de création dans les vacances, sans pression ni prétention.
Mais si l’art sous toutes ses formes attire, c’est peut-être du côté des écrans que se niche le coup de cœur de la semaine. À Meudon, le cinéma propose deux pépites qui sortent des sentiers battus. Le 22 octobre, La fille dans les nuages emmène Providence, 11 ans, et son cochon d’Inde dans une aventure onirique où les mots deviennent réalité. Un film qui parle de pouvoir, d’imagination et de responsabilité, avec une légèreté rare. Et pour ceux qui préfèrent les drames plus ancrés, Garance, le 21 octobre, dresse le portrait d’une actrice en équilibre précaire entre ambition et fragilité, où l’alcool devient à la fois refuge et piège. Deux films qui, chacun à leur manière, rappellent que le cinéma est aussi un miroir tendu vers nos propres histoires.
Les poneys, ces complices inattendus
À Meudon, les poneys ne sont pas réservés aux seuls cavaliers aguerris. Le 19 octobre, deux propositions permettent de les approcher sans appréhension. D’un côté, les « journées découverte du poney » offrent une immersion complète : premier contact, initiation à la monte, balade en forêt et même des jeux. Une formule à 65 € pour une journée, idéale pour ceux qui veulent prendre le temps. De l’autre, « PONEY’LIB » propose une balade tenue en main dans la forêt, pour seulement 10 €. Une parenthèse nature où l’on peut se laisser guider, littéralement, par ces petits chevaux aussi patients que rassurants. Parfait pour une sortie en famille où l’on préfère l’émerveillement simple à la performance.
Des lieux à glisser dans son carnet
Si les événements de la semaine donnent envie de sortir, quelques lieux des Hauts-de-Seine méritent d’être découverts — ou redécouverts — à tout moment. L’Arboretum de la vallée-aux-Loups, à Châtenay-Malabry, est un havre de paix où les arbres racontent des histoires. Moins fréquenté que certains parcs parisiens, il offre une balade où l’on peut se perdre sans crainte, entre essences rares et sous-bois apaisants. À Puteaux, l’Atelier Gaston Garino est un lieu discret mais fascinant, où l’artisanat rencontre l’art. Et pour ceux qui cherchent un refuge plus calme, les bibliothèques de Rueil-Malmaison — l’Espace Renoir et Les Mazurières — proposent des espaces où se poser, avec des collections qui sortent des sentiers battus et des ludothèques pour les plus jeunes.
Un colloque pour les passionnés d’images
Pour clore la semaine, le 26 octobre à Nanterre, le colloque « Photographie et bande dessinée » explore les liens entre ces deux univers visuels. Organisé à l’occasion d’une exposition dédiée à Didier Lefèvre, ce rendez-vous s’adresse aux amateurs comme aux professionnels, avec des interventions qui promettent de décortiquer les passerelles entre le réel capté par l’objectif et les récits dessinés. Un événement pointu, mais qui pourrait bien donner envie de plonger dans ces deux formes d’expression.
Cette semaine dans les Hauts-de-Seine, c’est donc une invitation à ralentir, à créer, à se laisser porter par des histoires — qu’elles soient écrites, filmées ou vécues. Et si l’on devait n’en retenir qu’une, ce serait sans doute La fille dans les nuages, pour cette façon unique de mêler magie et quotidien, comme un rappel que l’imagination n’a pas d’âge.
Pour en savoir plus
- journées découverte du poney
- PONEY'LIB
- Atelier "Créer une linogravure"
- Garance (AD)
- Ciné d'Issy : Fausse note
- Atelier "Peindre le paysage"
- La fille dans les nuages (AD)
- Raison et sentiments (VOST)
- Colloque : Photographie et bande dessinée
- Stages scolaires collège
- Arboretum de la vallée-aux-Loups
- Atelier Gaston Garino
- Bibliothèque et ludothèque de l'Espace Renoir
- Bibliothèque Les Mazurières