Neuf parcs en Seine-et-Marne : où la nature prend le pouvoir

19 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Île-de-France · Seine-et-Marne

En Seine-et-Marne, les parcs ne sont pas de simples pelouses avec des bancs. Ils racontent des histoires, cachent des architectures oubliées ou transforment le paysage en terrain de jeu. Voici neuf endroits où le végétal impose sa loi, du plus discret au plus spectaculaire.

1. Église Notre-Dame, cloître et jardin de Donnemarie-Dontilly

Ici, le parc n’existe que par son absence de prétention. Derrière l’église, un petit jardin médiéval s’accroche au cloître comme une relique. On y cultive des plantes tinctoriales et médicinales dans des carrés de terre délimités par des bordures de buis taillés à ras. Le silence est tel qu’on entend les abeilles butiner les sauges.

2. Le Parc de la Fontaine aux Pigeons – La Ferté-sous-Jouarre

Un parc qui porte bien son nom : une fontaine centrale où les pigeons viennent boire, entourée de marronniers centenaires. Les allées en pente douce mènent à un kiosque à musique en fer forgé, vestige des fêtes locales du XIXe siècle. L’endroit est surtout fréquenté par les habitants du quartier, qui viennent y lire ou jouer aux boules sur les terrains sablonneux.

3. Jardin Médiéval de la Commanderie des Templiers – Coulommiers

Pas de château ici, mais une reconstitution méticuleuse de ce que pouvait être un jardin utilitaire au Moyen Âge. Les plantes sont classées par usage : aromatiques, condimentaires, médicinales, et même des espèces tinctoriales pour teindre les étoffes. Les bordures en osier tressé et les treillages en bois brut donnent l’impression d’un décor de film, surtout quand la brume matinale enveloppe les allées.

4. Le Parc des Capucins – Coulommiers

Un parc urbain qui a gardé son âme de jardin monastique. Les allées rectilignes convergent vers une statue de la Vierge, et les massifs de roses anciennes embaument l’air en juin. Le plus surprenant ? Un potager partagé où les habitants cultivent légumes et fleurs comestibles, entre les vieux murs de pierre et les tilleuls taillés en rideau.

5. Parcs des Frênes et du Bicheret – Montévrain

Deux parcs en un, séparés par une route mais reliés par une passerelle piétonne. Le parc des Frênes est un espace boisé où les enfants grimpent sur des structures en bois brut, tandis que le Bicheret, plus ouvert, offre une vue sur les champs environnants. L’hiver, les étangs gèlent et les promeneurs viennent y marcher avec des bâtons, comme en forêt.

6. Le Parc de la Sauvagerie – Varennes-sur-Seine

Un nom qui intrigue, et à raison : ce parc est une ancienne réserve de chasse transformée en espace naturel. Les sentiers serpentent entre les étangs et les bosquets, et on y croise plus de hérons que de joggeurs. Les berges sont aménagées avec des pontons en bois pour observer les libellules, et un observatoire à oiseaux permet d’espionner les canards sans les déranger.

7. Le Parc culturel de Rentilly Michel-Chartier – Bussy-Saint-Martin

Un parc où l’art contemporain dialogue avec la nature. Les sculptures en acier rouillé de Bernar Venet côtoient les chênes centenaires, et une ancienne ferme rénovée abrite des expositions. Le plus impressionnant ? Un miroir d’eau qui reflète le ciel et les arbres, créant l’illusion d’un parc sans limites. Les enfants adorent courir sur les passerelles en bois qui enjambent les fossés.

8. Parc du Château de Vaux-le-Vicomte – Maincy

Le jardin à la française dans toute sa splendeur, mais avec une touche de folie. Les parterres de buis taillés au cordeau, les bassins en miroir et les statues antiques sont là pour impressionner, mais c’est la perspective depuis le château qui vole la vedette : une allée de 1,5 km bordée de tilleuls, qui semble s’enfoncer dans l’infini. Le soir, les bougies allumées dans les lanternes transforment le parc en décor de conte.

9. Parc et jardins du château de Fontainebleau – Fontainebleau

Un parc qui est un monde à lui tout seul. Entre la forêt de Fontainebleau et les jardins à la française, on passe des allées rectilignes du Grand Parterre aux sentiers sinueux de la Vallée de la Solle. Le plus surprenant ? Le jardin anglais, avec ses rochers artificiels et son étang peuplé de carpes koï. Napoléon y venait pour chasser, mais aujourd’hui, c’est l’endroit idéal pour se perdre entre les hêtres et les chênes centenaires.

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