Sarcelles et ses alentours : quand le Val-d'Oise s'anime entre mémoire et création
14 septembre 2026 · La rédaction de Sortir en Île-de-France · Val-d'Oise
Cette semaine, le Val-d'Oise se transforme en une scène où se croisent l’histoire, les savoir-faire et les énergies collectives. Sarcelles, en particulier, concentre une effervescence rare, comme si la ville avait décidé de révéler, le temps de quelques jours, les multiples visages qui la composent. Et si l’on commençait par là ?
Un anniversaire qui dit beaucoup de notre époque
Le 15 septembre, Sarcelles célèbre les 50 ans de l’arrivée de la communauté assyro-chaldéenne. Un demi-siècle qui a façonné une partie de l’identité de la ville, et qui mérite d’être raconté au-delà des chiffres. On parle souvent de Sarcelles comme d’un laboratoire du vivre-ensemble ; cet anniversaire en est une preuve tangible. Les organisateurs promettent des moments qui mêleront mémoire et transmission, sans nostalgie stérile, mais avec la volonté de montrer comment une communauté a su s’enraciner tout en enrichissant le territoire. À ne pas manquer, surtout si l’on croit que l’histoire locale se construit aussi par ces récits-là.
Autour de cette date, d’autres rendez-vous viennent compléter le tableau. Le même jour, une formation aux métiers de la restauration s’adresse spécifiquement aux femmes, dans le cadre du contrat de ville. L’initiative, portée par l’association LAYIDU, rappelle que l’insertion professionnelle passe aussi par des espaces concrets où l’on ose se former, échanger, et peut-être, se réinventer. Un atelier qui parle de résilience autant que de cuisine.
Quand l’art sort des sentiers battus
Si vous avez envie de sortir des cadres habituels, l’Exposition "Villa Ysieux" à Survilliers est un coup de cœur. Imaginée par l’artiste Antonin Heck et réalisée avec les habitants de Fosses, Marly-la-Ville et Survilliers, cette création collective est le fruit d’une résidence-mission d’éducation artistique. Ce qui frappe ici, c’est la manière dont l’art devient un prétexte pour tisser du lien, pour faire émerger des récits locaux à travers des formes plastiques. Une exposition qui ne se contente pas d’être regardée, mais qui se vit comme une expérience partagée.
À Sarcelles, l’École d’Art Janine Haddad ouvre ses portes pour des journées découverte. Les ateliers proposés sont une invitation à mettre la main à la pâte, à comprendre comment se transmettent les techniques, mais aussi comment naissent les vocations. Que l’on soit novice ou amateur éclairé, ces moments permettent de saisir l’art comme un processus vivant, bien loin des musées silencieux. Les dates s’étalent sur plusieurs jours, de quoi s’organiser sans précipitation.
Des rencontres qui changent le regard
Le 16 septembre, plusieurs événements jouent la carte de la curiosité. À Ézanville, "L’histoire de Gargantua" revisite le mythe rabelaisien avec une approche qui devrait séduire les enfants comme les adultes. Le personnage, né de l’oreille de sa mère après onze mois de gestation, incarne l’exagération et la démesure – une façon ludique de parler de nos propres excès, peut-être.
À Bezons, "La Ballade des Semeurs" propose une performance où danse et musique s’entrelacent autour de la figure du semeur. Trois artistes explorent ce geste ancestral qui relie la terre au ciel, en résonance avec les espaces qu’ils traversent. Une proposition poétique, qui rappelle que l’art peut aussi être un langage universel, accessible sans prérequis.
Pour celles et ceux qui préfèrent les saveurs, "Légumes oubliés et saveurs d’autrefois" à Sarcelles est une plongée dans les variétés méconnues, comme le pois de Sarcelles. Un atelier qui évoque la biodiversité, mais aussi les souvenirs culinaires, ceux qui se transmettent de génération en génération. Une façon de rappeler que ce que l’on mange raconte aussi une histoire.
Et si on prenait le temps ?
Le Val-d’Oise ne se résume pas à ses événements éphémères. L’Abbaye de Maubuisson, à Saint-Ouen-l’Aumône, est un lieu où l’art contemporain dialogue avec l’histoire médiévale. Fondée en 1241, cette ancienne abbaye royale cistercienne accueille aujourd’hui des expositions qui questionnent notre rapport au temps et à la création. Un endroit où l’on peut flâner entre les vestiges du passé et les œuvres d’aujourd’hui, sans hâte.
Un peu plus loin, l’Abbaye royale de Royaumont, à Asnières-sur-Oise, offre une autre forme de sérénité. Classée monument historique, elle est l’une des plus grandes abbayes cisterciennes d’Île-de-France. Son architecture, son histoire liée à Saint Louis et Blanche de Castille, et ses jardins en font un lieu propice à la contemplation. Parfait pour une escapade où l’on prend le temps de respirer.
Enfin, pour les amoureux de la nature, l’Arboretum de La Roche-Guyon est une invitation à découvrir des espèces végétales rares, dans un cadre préservé. Un lieu où l’on apprend à observer, à reconnaître, et peut-être, à mieux comprendre notre environnement.
Cette semaine dans le Val-d’Oise, c’est donc une multitude de possibles qui s’offrent à nous. Entre célébrations, créations et découvertes, une chose est sûre : il y a toujours une bonne raison de sortir de chez soi.
Pour en savoir plus
- Journées découverte de l'École d'Art Janine Haddad
- 50EME ANNIVERSAIRE DE L’ARRIVÉE DE LA COMMUNAUTÉ ASSYRO-CHALDÉENNE À SARCELLES
- Formation aux métiers de la restauration à destination des femmes.
- Exposition "Villa Ysieux"
- PRIMO à Arnouville
- Légumes oubliés et saveurs d'autrefois
- La Ballade des Semeurs
- L'histoire de Gargantua
- Afterwork Dansant
- Visite du Centre d’incendie et de secours de Taverny
- Abbaye de Maubuisson
- Abbaye de Maubuisson, site d'art contemporain
- Abbaye royale de Royaumont
- Arboretum de La Roche-Guyon