Sept parcs du Val-d'Oise où l’on échappe à la foule
12 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Île-de-France · Val-d'Oise
Dans le Val-d'Oise, les parcs ne se contentent pas d’offrir un peu de verdure : ils racontent une histoire, une géographie ou une façon singulière d’occuper l’espace. Voici sept endroits où l’on peut encore marcher sans croiser la moitié de la région, classés du plus discret au plus couru.
1. Parc du Bois de l'Etang – Baillet-en-France
À l’écart des grands axes, ce parc de 120 hectares s’étire autour d’un étang artificiel creusé au XIXe siècle pour alimenter les fontaines du château voisin. Les berges, bordées de saules et de roseaux, attirent une faune discrète : hérons, martins-pêcheurs et même quelques castors. Le sentier qui fait le tour de l’eau est assez long pour décourager les promeneurs du dimanche, et l’absence de bancs publics en fait un lieu où l’on vient moins pour pique-niquer que pour écouter le vent dans les peupliers.
2. Parc de l'abbaye de Maubuisson – Saint-Ouen-l'Aumône
Ce qui reste de l’ancienne abbaye cistercienne du XIIIe siècle est aujourd’hui un parc urbain, mais l’esprit des lieux persiste dans les douves en eau, les murs de pierre couverts de lierre et les alignements de tilleuls taillés en rideau. Le parc est petit, mais chaque détail compte : les vestiges des bâtiments conventuels, les jardins de plantes médicinales recréés à l’identique, et surtout le silence, rare en bordure de Cergy. On y croise plus souvent des étudiants en histoire de l’art que des familles avec poussettes.
3. Parc Cadet de Vaux – Franconville
Ce parc porte le nom d’un chimiste du XVIIIe siècle, mais c’est son aménagement contemporain qui surprend. Les allées sinueuses épousent les courbes d’un ancien domaine agricole, et les pelouses sont parsemées de sculptures en acier corten qui semblent pousser entre les herbes folles. Le point d’orgue : un potager pédagogique où les légumes sont cultivés selon les méthodes du XVIIIe siècle, avec des variétés oubliées comme le panais long ou le chou de Saint-Saëns. Les habitants du quartier viennent y cueillir des aromates, mais le reste du parc reste méconnu des touristes.
4. Jardins du château d'Auvers-sur-Oise
Ces jardins à la française ont été redessinés au XIXe siècle pour accompagner la vue sur l’Oise, mais c’est leur lien avec l’impressionnisme qui les distingue. Les massifs de roses et les topiaires sont disposés comme sur les toiles de Van Gogh ou de Cézanne, et une promenade thématique guide le visiteur entre les points de vue immortalisés par les peintres. Le jardin des simples, avec ses plantes tinctoriales, rappelle que l’art et la botanique ont longtemps fait bon ménage ici. Moins fréquenté que le château lui-même, il offre une parenthèse où l’on peut s’asseoir sur un banc et imaginer les ombres des artistes au travail.
5. Parc du Domaine de Villarceaux – Chaussy
Ce domaine du XVIe siècle, niché dans le Vexin, est un condensé d’histoire et de paysages. Le parc allie un jardin à la française, avec ses parterres géométriques et ses bassins, à un parc à l’anglaise où les arbres centenaires bordent des pelouses vallonnées. Mais c’est le « jardin des cinq sens », conçu pour les malvoyants, qui retient l’attention : les plantes y sont choisies pour leur texture, leur parfum ou leur goût, et des panneaux en braille décrivent chaque espèce. Le domaine est vaste, et il n’est pas rare d’y croiser des chevreuils au petit matin, quand les visiteurs sont encore rares.
6. Parcs & Jardins d'Enghien-les-Bains
Enghien-les-Bains est connue pour son lac et son casino, mais ses parcs méritent mieux que le statut de décor. Le parc de la Villa du Lac, en particulier, est un modèle d’intégration urbaine : ses pelouses en pente douce descendent jusqu’à l’eau, et ses allées ombragées sont bordées de bancs tournés vers le plan d’eau. Le jardin japonais, plus confidentiel, offre un contraste saisissant avec ses érables, ses lanternes de pierre et son ruisseau sinueux. Les habitants viennent y lire ou y faire leur jogging, mais le parc reste un lieu où l’on peut encore s’isoler, surtout en semaine.
7. Plage de L'Isle-Adam
Oui, une plage en Île-de-France. Celle-ci, sur les bords de l’Oise, est un lieu hybride où se mêlent sable, galets et pelouse. En été, les familles s’y pressent pour pique-niquer ou tremper les pieds dans l’eau, mais hors saison, le site redevient un coin de nature préservé. Les berges sont bordées de saules et de peupliers, et une passerelle en bois permet de traverser un bras mort de la rivière, où les canards et les poules d’eau ont élu domicile. Le vrai luxe ? Trouver un coin d’herbe à l’écart des jeux d’enfants et regarder les péniches passer, comme si l’on était à des centaines de kilomètres de Paris.